mardi 7 octobre 2014

octobre 2014 Rapprochement. Depuis le temps qu'on en rêvait, travailler en direct avec des éleveurs, des agriculteurs, des vignerons...aujourd'hui c'est presque fait le canard, le boeuf, le mouton, le cochon, le veau, viennent d'élevages du quasi local (gers, tarn, aveyron, cantal), on connait leur pédigrée, on sait ce qu'ils mangent, où ils dorment, le chemin de leur estive... Il faut vous dire que la tromperie est si facile, j'en veux pour preuve des lieux qui vendent de la charolaise ou de l'aubrac...sauf que la race ne dit pas le lieu ni ce que ça mange...et c'est bien là tout le problème. De plus en plus nos animaux sont nourris aux céréales (ça les fait grossir plus vite) et ça évite les longues promenades pour trouver de l'herbe...et surtout ça permet de vendre moins cher...Et le problème d'un restaurant c'est souvent de justifier pourquoi son entrecôte coûte plus cher que dans le resto d'à côté...il est évident que d'amener les agneaux en montagne ou de nourrir les cochons avec des châtaignes (porc capelin) ça a un prix mais c'est notre choix, celui du goût et des hommes qui y travaillent. à bientôt

samedi 23 novembre 2013

nouvelles novembre 2013

Bois et charbon a maintenant un atelier, juste en face du restaurant où Violaine et Egleh (l'ancien chef du Saporito) nous ont rejoints pour nous aider à mieux diversifier nos propositions. l'on y trouvera des Pâtes fraîches, des raviolis faits mains, des pâtisseries, la fameuse "piadina", des sandwiches chauds des plats à emporter ou à manger sur place , mais aussi du foie gras, des confits etc... Nous y vendrons aussi à prix caviste nos vins préférés et du vin au litre à emporter des plateaux apéros, des pickles, des soupes, des pains d'épices et d'autres choses encore le tout uniquement fabriqué sur place. Quant à Bois et charbon un séjour à Barcelone dans des "gastrobars" nous a donné envie de modifier notre carte dans les semaines à venir... (si certains d'entre vous y vont, n'hésitez pas à nous demander quelques adresses sur notre mail : restoboisetcharbon@gmail.com) Sinon après plus d'une année à vous proposer un menu à 10 euros entrée plat dessert nous sommes obligés pour pallier à nos frais de passer à 11,90. A bientôt

lundi 8 octobre 2012

10 ème année

Bois et charbon 10ème année Virage !! Parce que la situation actuelle, parce que de toute façon nombre d'entre vous ne peuvent plus se l'offrir, parce que nous voulons garder le lieu en vie, parce que ça nous rapprochera des valeurs qui nous constituent... Nous avons décidé de modifier notre proposition et de baisser nos prix. Vous vous doutez bien que de l'autre côté rien ne baisse, ni le loyer, ni les charges, ni les matières premières... Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y pas de solution . Comme supprimer le plus d'intermédiaires possibles. Hier nous sommes allés dans le Gers chez un petit producteur qui a accepté de nous vendre ses canards, nourris à la main et au grain de maïs blanc après trois mois et demi passés dans des champs (Pour ceux qui s'y connaissent, ils sauront que rares sont ceux qui agissent encore ainsi) . De même pour les légumes, les fruits ou encore le fromage, il est possible de trouver près de chez soi des produits de qualité du moment qu'on accepte le rythme des saisons et le temps qu'il faut pour aller les chercher et surtout avoir la chance d'une équipe en cuisine qui ne compte pas ses heures pour les travailler... Je rappelle que d'après une étude récente seuls 30% des restaurants en France font vraiment la cuisine!!!! Ils s'appellent pourtant tous restaurants... L'équation n'étant pas simple, nous avons commencé par le midi en proposant un menu quotidien à 10 euros comprenant entrée plat et dessert. Le soir, nous avons décidé de proposer du mardi au jeudi un menu du marché à 20 euros incluant une entrée un plat un dessert. Le menu carte à 24 et 29 euros passe à 23 et 27 euros. En espérant que ces modifications vous permettront de venir nous voir plus souvent. A bientôt

mardi 24 mai 2011

cupper days

cupper days diary

i woke up at five in the morning
looking for the hour which doesn't pass
just before the day just after the night
when empty streets allow still to dream

I met this hour before maybe two or three times
just before lonelyness just after meaningless
any step makes you feel you could fly
you never knew it could be so strong

I remember the poet saying when you love
love as much as you can
this is time which loves you

I always thought there's a road you don't wait or search
no woman is a destination there's no port to reach
and while you follow the rules of a non liyng heart
she stands there as she ever was

i lost this road now and can't figure why
just before the pain just after the shame
a heart might as a life have an end too
it keeps me alive but it ain't living anymore

I feel like a sailor wife who still ignores
she is a widow
just before the tide just after the tide
it's a green hollow where a stream gurgles
there was probably a war i missed the name
my name

sébastien Braun

dimanche 2 janvier 2011

janvier 2011

très vite corps et pensée vont se séparer. Au réveil une heure tout au plus...après il sera repris; loi de son origine, des siens. Pour une raison qu'il ignore encore il ne parvint jamais à leur échapper. Une mécanique instable des fluides probablement et une pensée mal amarrée; bien sûr il sut bluffer. alcool, drogue peu importe ce qui lui vaudrait cette toile, cette éternité pénétrant le temps mais ce qui l'autoriserait d'un côté à mieux résister le priverait de musique de l'autre. L'écriture se ferait pâteuse et finirait par se fondre dans une mélopée sans grâce. Très tôt, il doit avoir huit ou neuf ans, il perçut le soulèvement de son être quand allongé à l'arrière d'une méhari à l'heure du crépuscule il perçoit les odeurs et les sons du soir venant, la naissance des étoiles dans le ciel azuré traverse son corps d'enfant d'une joie encore inconnue, son corps se mêle à de multiples émotions, une éternité s'empare de lui, une épiphanie du temps retrouvé. A échelle d'une fois tous les dix ans environ il retrouvera cette sensation qui l'inspira dès le début, cette mer allée avec le soleil, cette route de nuit où le divin contredit la densité terrestre. Elle est l'alliance d'un esprit et d'un corps dans la magie verbale du temps, c'est une explosion née de l'autre en soi, le sujet semble être le temps lui-même.

samedi 16 janvier 2010

juin 2010


Que salubre est le vent



A un moment ils se taisaient. Comme si ils étaient allés trop loin ou pas assez; la possibilité de dire avait disparu, s’était consumée sans qu’ils puissent se souvenir où et quand cela s’était produit. Ils sentaient la distance que leur vie avait prise avec eux-mêmes mais ne parvenaient plus à l’entendre. A peine encore se rappelaient-ils un désir lointain, une route qui à un moment s’était offerte à eux mais si le souvenir en restait conscient, les raisons qui les avaient amenés à ce croisement, elles, s’étaient totalement évanouies. Quelquefois au cours d’une soirée, peut-être à cause d’un bruit lointain ou d’une odeur voisine, leur regard se perdait, semblait s’absenter dans une vaine recherche d’un mot ou d’une histoire, mais très vite ils se reprenaient, souriaient d’un air maladroit et en concluaient que cette histoire, si elle avait un jour existé, n’était pas la leur. Existe-t-il une histoire humaine qui soit autre chose qu’une renonciation?

Chère imagination, ce que j’aime chez toi, c’est que tu ne pardonnes pas…

samedi 4 avril 2009

AVRIL



« Chère imagination, ce que j’aime en toi est que tu ne pardonnes pas ».
A.Breton


Une crise, c’est la possibilité de découvrir le mensonge qui l’a générée. Vrai, il n’est jamais facile d’écouter le mensonge qui nous tient, nous soutient. Nous avons crée un monde dont l’ambition est si pauvre, si inhumaine, que cette heure de crise n’est peut-être pas la plus malvenue… La question ou une des questions plus exactement, est de savoir si la suite va redéfinir notre humanité ou si comme beaucoup hélas l’espèrent, nous allons repartir de plus belle vers ce même avenir destructeur. Pour ceux qui veulent comprendre les mensonges qui nous ont conduit à devenir esclaves de notre existence, vient de paraître un livre qui en retrace une part du chemin. Il s’appelle « Prélude à la délivrance » (en vente ici ou à la librairie Floury) de Yannick Haenel et François Meyronnis.


Bonne lecture.